FR Avant qu’il n’y ait le monde est une errance photographique, un point de friction entre l’imaginaire et le documentaire. J’y explore ce qui vacille entre émerveillement et effondrement, entre vie et disparition.
À travers une série d’images de paysages rocailleux, des animaux apparaissent comme des refrains — la plupart naturalisés, suspendus dans un entre-deux. Par des interventions plastiques, je tente de les réanimer, de créer un écho avec les lieux qu’ils auraient pu habiter.
Ce travail s’inscrit dans ma recherche autour de la mémoire, du paysage et de la matérialité. Je m’attache à retracer des récits invisibles, à faire surgir des traces enfouies. Comme dans mes projets précédents, ce travail s’inscrit dans un continuum de recherches où la mémoire, face à la destruction, ouvre des formes de résilience et de transmission — une tentative de créer de nouveaux langages entre les corps, les lieux et les temps.
EN Avant qu’il n’y ait le monde is a photographic drift, a point of friction between the imaginary and the documentary. I explore what hovers between wonder and collapse, between life and disappearance.
Across a series of rocky landscapes, animals appear like refrains — most of them taxidermied, suspended in an in-between state. Through subtle visual interventions, I attempt to reanimate them, to create echoes with the environments they might once have inhabited.
This work is part of my ongoing exploration of memory, landscape, and materiality. I seek to uncover invisible narratives and bring buried traces to the surface. As in my previous projects, this work unfolds within a continuum of research where memory, in the face of destruction, opens up possibilities for resilience and transmission — an attempt to create new languages between bodies, places, and times.














